Seiko a lancé l’Astron, première montre GPS solaire analogique au monde en 2012 puis a présenté différentes évolutions au fil des ans. Depuis quelques mois, je possède le modèle référencé SSE061J1.
Celui-ci, fonctionnant uniquement grâce à l’énergie solaire, offre une fonction double fuseau horaire et s’ajuste à l’aide des signaux des satellites GPS d’une simple pression sur un bouton-poussoir.
En recevant les signaux des satellites GPS, l’heure et la date se règlent automatiquement. Cette réception des signaux GPS n’est pas continue. Elle n’est active qu’à la demande de l’utilisateur de la montre pour opérer un réglage.


L’Astron à Stockholm

Le double fuseau horaire situé dans un cadran positionné à 6h permet de conserver, par exemple, l’heure de son fuseau d’origine lorsqu’on voyage. Ce compteur évoluant sur douze heures, un indicateur matin/après-midi vient compléter la lecture. La lunette, en céramique, indique les différents fuseaux horaires mondiaux.

Avec ses caractéristiques, cette montre s’avère très utile aux voyageurs de la planète. Sa facilité d’utilisation est déconcertante dès lors que l’on se trouve en milieu ouvert. Car bien entendu, son réglage ne peut être effectué qu’en zone de réception des signaux GPS. Les sous-sols du métro ne conviennent absolument pas aux réglages de la montre…


Le cadran donne également d’autres informations : la date, le jour de la semaine à l’aide d’une aiguille rétrograde (les jours sont indiqués par la première lettre du jour en anglais) et, par une autre aiguille située à 9h, plusieurs informations dont l’affichage de l’état de charge, de l’heure d’été, du mode avion et du processus de réception. En mode normal, cette aiguille indique l’état de charge. La maîtrise des différentes manipulations à effectuer sur la montre pour obtenir ces informations s’acquiert avec le temps. Le voyageur aérien régulier s’habituera rapidement à mettre sa montre en mode avion d’une simple pression de trois secondes sur le bouton-poussoir situé à 4h et verra l’aiguille de l’indicateur pointée vers le symbole de l’avion.

La montre est dotée d’un verre saphir, traité « super clear » et breveté Seiko.


Ce modèle possède d’autres fonctions non liées aux voyages mais tout aussi intéressantes. En pleine charge, la montre possède une réserve de marche de 6 mois ainsi qu’une fonction économie d’énergie qui s’enclenche dès lors que la montre est privée de source lumineuse pendant 72 heures. La réserve de marche passe alors à 2 ans. Le calendrier perpétuel est ajusté jusqu’en février 2100. Au-delà de cette date, un nouveau réglage sera nécessaire via un horloger Seiko.

La visibilité nocturne est rendue possible par la présence de Lumibrite sur les aiguilles et les index et, bien que ce ne soit pas une montre dédiée aux sports nautiques, l’étanchéité n’en est pas moins de 100 m.


Le cabochon de la couronne est en onyx

Le revêtement doré rose des index, des aiguilles et des boutons-poussoirs apporte une meilleure lisibilité au cadran tout en conférant à ce modèle un côté chic qui me plaît.

Depuis plus de dix ans de passion horlogère, mes choix et mes goûts se sont affinés et après avoir succombé aux boîtiers de dimensions imposantes (43/45mm) je suis revenu vers des tailles plus contenues (36 à 40, voire 42mm). Malgré une taille de boîtier de 45 mm, cette Seiko sait se faire oublier. Les cornes plongeantes s’adaptent parfaitement à mon poignet (d’une taille de 17,5 cm). Le choix du bracelet en cuir alligator participe également à ce confort.


Un des aspects les plus fascinants de cette montre est sa mise à l’heure après une période d’inutilisation prolongée ou pour le réglage lors d’un changement de fuseau horaire. Le ballet effectué par les aiguilles pour la mise à l’heure, à la date et au jour donne alors à la montre toute sa dimension technologique et démontre la prouesse réalisée par Seiko. Il m’arrive parfois de sortir la montre de la boîte juste pour regarder cette mise à l’heure.

Texte et photos : Michel PV pour Passion Horlogère.