Grand Seiko SBGH035, Revue d’un modèle « SPECIAL »


La recherche de la précision au sein de Seiko a toujours été un leitmotiv. Et pour cette raison elle mérite d'être traitée de manière singulière avant de passer à la revue de la GS SBGH035.
 
Histoire de la précision chez Seiko

Même si la recherche de la précision a toujours fait partie de l’ADN de Seiko, je ne propose dans la suite qu'un bref résumé de son histoire au sein de Seiko Watch Corporation.
Le lecteur pourra trouver sur la toile, dans le document "A Journey in Time. The Remarkable Story of Seiko" (Seiko Watch Corporation, 2003) ainsi que dans le livre "Rattraper et dépasser la Suisse" (Pierre-Yves Donzé, Editions Alphil, 2014), nombre de détails et revues sur les points abordés ci-dessous.
 
Les jeux olympiques de 1964

L’obtention en 1959 par le Japon des jeux Olympiques de 1964 à Tokyo est pour la société K. Hattori & Co., Ltd (*), déjà victorieuse de toutes les compétitions de précision au Japon dans les années 50, l’occasion de se confronter à la Suisse et en particulier à Omega. Le CIO officialisera en 1963 le titre de chronométreur officiel à Hattori. C’est un succès pour la marque japonaise : aucun problème n’est rencontré et, surtout, les jeux de 1964 sont les premiers où le chronométrage se fait avec un système à quartz (réf. QC-951).


Jesse Owens teste le chronomètre avec MM. Shoji Hattori, président (gauche)
et Reijiro Hattori, directeur (droite) au Japon en 1964.

Crédit : Archives de l’Université d’Etat de l’Ohio (http://hdl.handle.net/1811/57825)


(*) La compagnie K. Hattori & Co., Ltd. est renommée Hattori Seiko Co., Ltd en 1983 puis Seiko Corporation en 1990.
(**) Pour plus de détails, Seiko Museum : http://museum.seiko.co.jp/en/history/milestone/olympic/index.html


Les concours de chronométrie helvétiques

Les concours de chronométrie des observatoires de Genève et de Neuchâtel, dès le milieu des années 60, permettent également à K. Hattori & Co., Ltd de se confronter d'une manière officielle et indépendante aux meilleures marques helvétiques.
La première confrontation avec un mouvement mécanique se déroule en 1964 au concours de l'observatoire de Neuchâtel. Les résultats sont plus que médiocres : 144e place pour l’entité Suwa Seikosha et 153e place pour l’entité Daini Seikosha, mais surtout aucun mouvement ne reçoit l'appellation "chronomètre" tant convoitée.
Seiko ne se démoralise pas et poursuit l'aventure pour s'approprier une 9e place en 1966 (Daini Seikosha obtient même la 3ème place en tant que fabriquant), puis les 2e et 3e places en 1967 en tant que fabriquant (62 mouvements qualifiés "chronomètre"). Seiko est devancé uniquement par un chronomètre Omega.  
En 1968, l'observatoire de Neuchâtel cesse d'organiser son concours.
Seiko se présente donc au concours de l'observatoire de Genève et, cette année-là, ses montres mécaniques trustent les 7 positions derrières des montres à quartz (*)!
En quelques années, Seiko, via ses deux entités Daini Seikosha et Suwa Seikosha, parvient donc à concurrencer et battre les montres helvétiques sur leur terrain.
(*) Le concours de l'observatoire de Genève ne prend pas en compte la différence de mouvement entre les montres à quartz et les montres mécaniques.


Le modèle "Astronomical Observatory Chronometer"

Malgré la fin de son concours, l'observatoire de Neuchâtel continue de tester les mouvements. La certification sera obtenue en 1968 pour 73 pièces équipées du calibre 4520 qui seront vendues en 1969 sous la dénomination de "Astronomical Observatory Chronometer".
 
Astronomical Observatory Chronometer - © Seiko Watch Corp.


"Very Fine Adjusted", le meilleur de Seiko ?

En 1969 et 1970, la certification de l'observatoire de Neuchâtel sera respectivement passée pour 25 et 128 pièces toutes équipées du cal. 4580. Elles seront alors vendues sous la référence « 45GS-VFA ».
Suwa Seikosha sortira de son côté le modèle « 61GS VFA » (cal. 6185/6186-8000, 36000 alt./h) automatique. A noter qu'en 1972 sortira pour les femmes le modèle « 19GS VFA ».
 
“45GS VFA”, 1969 – © Seiko Watch Corp


“61GS VFA” (6186), 1969 – © Seiko Watch Corp.


“19GS VFA”, 1972 - © Seiko Watch Corp.


Les VFA sont à l'époque se qui se fait de mieux en termes de précision (voir tableau plus bas) et restent encore aujourd'hui pour les aficionados de la marque un "must have" dans une collection : elles associent la fameuse "Grammaire du Design" de Taro Tanaka et une extrême précision.
 
Et le qualificatif "SPECIAL" apparut !

C'est en 1970 que le terme "SPECIAL" apparaît la première fois au sein de la collection Grand Seiko. Il n'est donc pas récent et prouve bien la volonté de Seiko de faire de la précision de ses mouvements un gage de technicité et mais aussi de pérennité dans sa démarche qualitative.
Le mouvement 6145/6146 à 36000 alt./h de la 61GS, cheval de bataille de la marque depuis 1968, est modifié et réglé de façon à pouvoir s'enorgueillir de l'appellation 61GS "SPECIAL". Il est décliné dans les références suivantes et est donné pour une précision de [-3; +3] s/24h :
 
- Cal. 6155 A, date
Cal. 6156 A, jour/date



Le terme "SPECIAL" se retrouve sur le cadran au dessous du logo GS en or. La littérature se continue par HI-BEAT et le logo de Suwa Seikosha. Le médaillon SEIKO GS en or se retrouve quant à lui au dos de la montre puisqu'à l'époque les fonds saphir ne sont pas encore d'actualité.
 
61GS « SPECIAL » cal.6156, 1970 - © Seiko Watch Corp.




Les modèles "SPECIAL" contemporains

Un mouvement "SPECIAL" n'a refait son apparition chez Seiko que très récemment, en 2012. En effet, depuis 1988, le quartz devient le mouvement associé à Grand Seiko. Ce n'est que plus tard, en 1998, que Seiko lance de nouveau un mouvement mécanique dans sa collection Grand Seiko : le 9S55 offrant 50 heures de réserve de marche avec un seul barillet, puis en 2010, la série 9S6X avec 72h de réserve de marche.
Mais ce n'est qu'en 2009 que les nouveaux mouvements 9S85 Hi-Beat 36000 alt./h permettent à Seiko d’améliorer sa précision. La « précision statique » reste la même entre les calibres 36000 et 28800 ; la différence se situe lors du porté : +10/-1s pour le 28800 contre +8/-1s pour le 36000.
C'est ainsi que le studio Shizuku-ishi, inauguré en 2004 dans la préfecture d'Iwate, utilise un calibre 9S85 optimisé pour sortir en 2012 un mouvement "SPECIAL"  qui équipe 3 modèles en or réf. SBGH019 (or blanc 18K), 020 (or jaune 18K) et 022 (or rose 18K).
 
SBGH019 – © Seiko Watch Corp.


SBGH020 – © Seiko Watch Corp.


SBGH022 – © Seiko Watch Corp.


Le lecteur retrouvera sur le Web d'excellentes revues de ces modèles, avec lesquels le modèle SBGH035 possède beaucoup de caractéristiques communes. C'est pourquoi je ne vais pas m'étendre plus longuement sur eux, puisque nous allons les découvrir dans la suite.
A noter qu’en 2014 Seiko proposa aussi, principalement pour le marché japonais, les références SBGJ007, 008 et 010 embarquant un mouvement 9S86 Hi-Beat GMT "SPECIAL" , série limitée à 200 exemplaires par an dans chaque or.
 
 
 
SBGH035, la revue


"SPECIAL" à plus d'un titre

2014 a été une année particulièrement faste pour Seiko
- une présentation du calibre 9S86 Hi-Beat 36000 GMT, gagnant du Prix de la « Petite Aiguille » du GPHG,
- un hommage à la GS « Self-Dater » de 1964 (GS57),
- l'arrivée de la collection Prospex en Europe,
- la présentation des 3 modèles SPECIAL Hi-Beat GMT 36000.



Même si la qualification "SPECIAL" se rapporte évidement au mouvement 9S85 amélioré, de mon point de vue, la SBGH035 m'est également "SPECIALE" pour plusieurs autres raisons :
 
- Elle n'est pas en métal précieux ! Outre l'aspect financier non négligeable, il est rare qu'un modèle Seiko "SPECIAL" soit en acier. C'est aussi un modèle limité.
- Le cadran est structuré. C'est du reste actuellement, à ma connaissance, le seul dans la collection mécanique. Si le travail du cadran est une tradition très implantée chez Seiko, les cadrans aussi structurés sont beaucoup plus rares sur les modèles mécaniques : SBGH017 de 2012 produite à 150 exemplaires pour le marché asiatique, SBGH031 pour l'Asie également à 200 exemplaires (superbe !!), plus quelques modèles encore plus confidentiels. Ils ne sont pas la norme, loin de là !
- La boîte qui ne ressemble en rien aux modèles traditionnels ou contemporains.



Bref, vous l'aurez compris, la SBGH035 a été pour moi un coup de foudre qui n'a fait que se renforcer de façon durable et encore aujourd'hui au travers de cette revue. J'ai l'impression de redécouvrir beaucoup d'aspects de ce modèle emblématique.
 


La boîte, homogénéité et... féminité ?



La forme de la boîte ne correspond à aucun des designs que Seiko nous a donnés depuis son retour au mouvement mécanique en 1998 :
- ce n'est pas le design retravaillé des modèles historiques style SBGW033, 039 et 040 ni, dans une certaine mesure, celui du modèle SBGR061 qui ont des boîtiers ronds et des cornes rapportées (bien que plus intégrées dans le modèle SBGR061),
- rien à voir non plus avec le design des boîtiers contemporains style SBGH001 et 005 où les cornes sont partie intégrante du boîtier et sont très prononcées,
- on ne retrouve pas non plus le design repris en partie dans la 44GS et que l'on retrouve sur modèles SBGJ001, 003 006, avec de nouveau des cornes intégrées au boîtier mais plus courtes et anguleuses,
- ni le design intermédiaire des SBGR051, 053...



Homogénéité et féminité. Ce sont les premiers mots qui me sont venus lorsque j'ai pu découvrir le boîtier. Un juste mélange de courbes et d’arêtes, de parties polies et de parties brossées. La ligne générale est toute en finesse.
 


On retrouve sur la SBGH035 un épaulement extérieur dans lequel la partie centrale de la boîte semble se mouler. Vu de profil, il s'amincit vers l'intérieur pour préparer l'intégration du fond. Il se termine en lignes douces jusqu'aux cornes. Ces dernières n'ont aucune arête, elles sont en courbes.
 


La partie supérieure de cet épaulement est brossée. La partie latérale est traitée avec le fameux polissage appelé Zaratsu ou polissage de lame. Cette technique, confiée exclusivement aux artisans les plus habiles et les plus expérimentés, consiste à minutieusement passer du fer blanc sur les parties à polir. Comme je l'indique dans ma revue de la 44GS, la finition obtenue ne présente aucune imperfection et est incroyable à regarder à la loupe... et également une gageure à photographier !
 



J'aime particulièrement la jonction entre la partie intérieure des cornes et le boîtier.
La partie centrale de la boîte est plus complexe qu'elle n'y paraît au premier regard car elle se compose de plusieurs éléments superposés qui se terminent par une lunette polie surmontée par le verre.
 


D'aucuns trouveront l'épaisseur de 13,5 mm un peu élevée mais comme beaucoup sur la toile, je pense qu'habiller un moteur d'une précision diabolique, imposant certaines contraintes techniques en termes de dimension, n'est pas une mince affaire. Et je pense que les designers de Seiko se sont particulièrement distingués.
 


La couronne

La couronne de trouve à 3h sur la partie extérieure du boîtier. Elle est légèrement encastrée dans un décrochement au sein de la boîte, tenant compte du fait que celle-ci s'amincit légèrement vers le fond.
 


Elle est superbement travaillée et bombée à son extrémité. Le logo GS y est présent. Elle permet :
- le remontage manuel de la montre,
- la correction rapide de la date (1er déclic),
- la mise à l'heure (2ème déclic avec stop seconde incorporé).





Le fond

Le fond est vissé et sa partie métallique est bombée de façon à adoucir le contact avec la peau, je suppose.
Un verre saphir permet d'admirer le mouvement 9S85 "SPECIAL".  J'y reviendrai par la suite.
 




Un peu de littérature en langue anglaise où l'on apprend
- que l'on a entre les mains une édition limitée à 300 exemplaires / monde,
- en acier, fabriquée au Japon par les meilleurs ouvriers du Studio Shizuku-ishi Watch, responsable de la production des montres de luxe mécaniques Credor et Grand Seiko à Morioka,
- donnée pour une résistance de 10 bars,
- équipée du calibre 9S85-00R0,
- et affichant une résistance magnétique d'au moins 4800A/h (60 Gauss - Norme ISO764:2002).





Le cadran, la recherche du zen ?

Le cadran... Que dire de ce cadran ? Comme je l'indiquais déjà en présentation, il est unique à l'heure actuelle dans la collection mécanique de Grand Seiko. Oserais-je dire que je ne comprends pas pourquoi un tel cadran n'a pas été également associé aux SBGH019, 020 et 022 ? Quoi qu'il en soit, il participe grandement à l'unicité de la SBGH035 dans la collection actuelle. Ne boudons pas notre plaisir car c'est un réel ravissement pour les yeux !
 


De loin, et particulièrement lorsqu'on l'admire de façon oblique, il apparaît totalement uni et blanc immaculé comme de la neige vierge. Et puis, au fur et à mesure que l'on s'approche, l'uniformité devient complexité et la complexité s'avère être une gravure sous forme d'arabesques concentriques qui emplissent l'ensemble de la surface du cadran. Le motif répétitif provoque aussi un aspect soleillé sous forme de rayons irradiants du centre vers l'extérieur.
 


Ne connaissant rien à l’art japonais, les motifs m’ont fait penser à certains tracés géométriques que l'on retrouve sur les mers de sable des jardins zen secs (Karesansui). Ce n’est pas le cas en réalité, m’a-t-on certifié.
Le motif est réalisé grâce à un moule appliqué au tampon. La couleur s'avère profonde. On remarque un aspect nacré ou iridescent dû au fait qu’après peinture, la partie supérieure du cadran est laquée de façon à donner de la profondeur.
 


Sa littérature est composée de cinq lignes aux polices différentes. Seiko et le logo GS sont en acier et appliqués.  La typographie Grand Seiko est en gras noir tandis que celle du logo "SPECIAL » est celle qui avait été créée en 1970.
HI-BEAT 36000 caractérisant le mouvement est imprimé dessous en bleu rappelant la couleur de la trotteuse. Un minuscule "Japan 9S85 -00F0 R 2" à 6h parachève la littérature du cadran finalement assez féconde !  Aucun chiffre arabe ni romain autour du cadran.
 


Le passage à la loupe est révélateur de la maîtrise des artisans de chez Seiko. Malgré la gravure du cadran, la propreté et l'alignement de l'ensemble des lettres est impressionnante. Nul défaut !
 
Les index et les aiguilles, explosion de lumière

Je ne sais pas si c’est le rendu du cadran qui accentue l’explosion de lumière des index et des aiguilles, mais le résultat est absolument incroyable !
Les index sont en acier et appliqués. Ils sont à la fois longs, hauts et étroits. Ils sont composés de 9 faces totalement polies. L’index à 12h est double.
 



Les aiguilles sont également en acier et de forme dauphine avec une tranche en biseau particulièrement étroite. Leur grande surface plane renforce encore les jeux de lumière des index.
 


La lisibilité est parfaite, l’extrémité des aiguilles effleurant les petites graduations des minutes entre les index.
A remarquer que la trotteuse est bleue, ce qui diffère par exemple de la SBGW047 qui possède une trotteuse foncée alors que c’est la version en or blanc qui possède la trotteuse bleue. Le cadran gravé et la couleur de la trotteuse permettent de différencier aisément la SBGH035 de la SBGH019.
 


Le guichet de date


Un guichet dateur se trouve à 3h. Son fond semble de couleur aluminium brossé et la typographie de la date est fine et de couleur noire. Il est rehaussé d'un rebord acier également poli comme un miroir.
S’il y a bien une correction rapide de la date par la couronne, le changement de date se fait entre 23h30 et 0h30.  
 


Le saphir


Le verre saphir possède un revêtement antireflet pour améliorer la lisibilité et limiter la réverbération. Il est très légèrement bombé sur ses deux faces et surélevé à sa base d'environ 1 mm par rapport à la lunette. Il accentue la profondeur du cadran.
 
Le mouvement

Comme je l'indiquais au début de cette revue, le terme "SPECIAL" s'applique au mouvement qu'embarque le modèle SBGH035, une version optimisée du calibre de base 9S85. Et encore, faut-il prendre avec des précautions la notion de calibre de base lorsque l'on parle des calibres 9S de Grand Seiko.
 
Cal. 9S85 dans sa version standard - © Seiko Watch Corp.


La précision dans les chiffres


Quelques recherches permettent de constater que la précision des mouvements GS n'a pas à rougir face à la concurrence.
Un calibre GS Standard se classe au dessus du COSC et comparer la précision d'un mouvement Patek Philippe et GS SPECIAL n'est pas non plus illégitime à mon avis.


Analyse de Kobayashi Seiya que l'on retrouve sur la toile. Le nouveau standard GS a été établi en 1988.
 



(*) Voir http://www.grand-seiko.com/manufacture/mechanical_02.html


Technologies de pointe


Le calibre 9S85 Hi-Beat a été exclusivement développé pour la collection Grand Seiko en 2009, 41 ans après la création du premier mouvement Hi-Beat 61GS. Les ateliers Seiko fabriquent la totalité des composants et utilisent beaucoup de solutions techniques d'avant-garde pour mettre au point ce mouvement à 10 oscillations par seconde :
- méthodes de production et de conception assistées par ordinateur,
- utilisation de la technologie MEMS (Micro Electro Mechanical Systems) pour la roue d'échappement et de l'ancre de façon à usiner des éléments capables de résister aux impératifs et contraintes de la haute fréquence,
- alliages brevetés Spron 530 pour le spiral, Spron 610 pour le balancier permettant une meilleure résistance au magnétisme, aux chocs et une réserve de marche de 55 heures,
- ...



Le calibre 9S85 "SPECIAL" est bien plus optimisé que son homologue standard car il doit réussir à passer les tests du label « SPECIAL ».
 



(*) Voir http://www.grand-seiko.com/manufacture/mechanical_03.html et http://www.seiko-cleanenergy.com/watches/mechanical-1.html


Décorations


Les composants du calibre sont les mêmes que pour la version standard du mouvement, exception faite du rotor qui reçoit, signe d'un modèle GS d'exception, un médaillon en or 18K gravé d'un lion qui rappelle celui que l'on retrouvait au dos des GS Vintage avant l'apparition des fonds saphir.
L'anglage et le polissage du rotor sont particulièrement visibles à travers le fond saphir.
 


Les ponts et le rotor sont décorés de côtes de Tokyo.
 


Ce niveau de finition n'a pas uniquement pour but d'améliorer l'esthétisme. Il témoigne de la volonté d'améliorer les performances et donc la précision du calibre. C'est un choix clairement assumé par Seiko qui n'a pas pour but de concurrencer la finition de marques comme Patek Philippe ou Vacheron Constantin, par exemple.
 
Le bracelet et la boucle, sobriété.

A l'inverse des rééditions des modèles Vintage, la montre n'est pas équipée d'une simple boucle ardillon mais d'une boucle déployante très sobre et fonctionnelle. Le bracelet est un crocodile noir satiné.
 



Depuis plusieurs mois, une petite idée me trotte dans la tête : la confection d'un bracelet bleu pour faire ressortir la trotteuse. Affaire à suivre !
 
 
Le porté et conclusion

La SBGH035 se pose parfaitement au poignet et elle s'y affirme comme une montre habillée mais d'une grande sobriété. Son poids léger ajoute au plaisir de la porter régulièrement !
En conclusion, la SBGH035 est une GS à part dans la collection actuelle et pour les plaisirs qu'elle me procure à chaque fois que je la porte !

Un grand merci à Keiko Naruse (Service Relations Publiques de Seiko).
 
 
Christophe B. pour Passion Horlogère
Août 2015