
Depuis ses débuts, Beaubleu Paris s’est imposée comme une voix singulière dans le paysage horloger contemporain. Une Maison qui n’a jamais cherché à contraindre le temps, mais plutôt à le détourner, à le rendre sensible, presque joueur. Avec la naissance du label Ex.Caetera, Beaubleu franchit aujourd’hui un nouveau seuil. Celui de l’objet culturel, libéré du poignet, pensé pour habiter l’espace et accompagner les instants de vie.
Ex.Caetera, du latin ex, au-delà, et caetera, tout le reste, désigne précisément ce qui se trame après l’heure dite. Ce territoire flou et précieux où le temps ne se consulte plus, mais se vit. Un manifeste créatif qui revendique la beauté, la surprise et l’hédonisme, tout en refusant la futilité. Une invitation à ne jamais considérer le temps comme acquis.
Passe-temps, premier geste manifeste

Premier objet issu de ce nouveau label, Passe-temps s’inscrit comme une œuvre fondatrice. Dévoilée à l’occasion du Drop n°1 en décembre 2025, cette création hybride se situe volontairement à la frontière de l’horloge et de l’œuvre cinétique. Elle ne cherche pas à optimiser la lecture du temps, mais à en célébrer la dimension collective et émotionnelle.
Passe-temps met à l’honneur le temps partagé. Celui des repas qui s’étirent, des conversations feutrées, des séjours entre amis et des silences habités. Dans un monde saturé d’indicateurs, de notifications et de minuteries, Beaubleu propose ici un objet qui redonne au temps une place centrale, presque cérémonielle. Le temps ne dicte plus le rythme, il devient le cœur du foyer.
Une lecture du temps en mouvement

La composition de Passe-temps repose sur un jeu de cercles concentriques, signature visuelle forte et immédiatement reconnaissable. L’anneau extérieur agit comme une aiguille continue, pivotant lentement pour indiquer les heures et les demi-heures sur un disque périphérique gradué en 24 heures. Le choix de cette lecture étendue renforce l’idée d’un temps long, étalé, débarrassé de toute urgence.
L’anneau intérieur, quant à lui, égrène les secondes à la manière d’un sablier circulaire. Plus que de les compter, il les laisse s’écouler, dans un mouvement hypnotique. Cet ensemble est entouré d’un disque d’acier brut à l’allure volontairement singulière, presque minérale, qui accentue le contraste entre précision mécanique et expression artistique.
Une stèle comme ancrage

Cette composition aérienne repose sur une stèle bi-matière mêlant béton brut et marbre noir. Un socle sculptural qui inscrit Passe-temps dans une filiation évidente avec l’art cinétique et la recherche du mouvement perpétuel. Le choix de ces matériaux n’est pas anodin. Le béton évoque la sincérité, la stabilité et l’architecture, tandis que le marbre apporte une profondeur intemporelle et presque méditative.
Ensemble, ils confèrent à l’objet une présence forte dans l’espace, sans jamais l’alourdir. Passe-temps n’est pas un instrument que l’on consulte, mais une présence que l’on habite.
Une édition limitée, presque confidentielle

Fidèle à l’approche artisanale et sensible de Beaubleu, Passe-temps est éditée à seulement 19 exemplaires numérotés et signés. Une série volontairement restreinte, pensée pour préserver le caractère intime et presque domestique de l’œuvre. Elle est proposée en deux formats, afin de s’adapter à différents espaces, et peut faire l’objet d’une personnalisation sur demande.
Développé par le studio Beaubleu, le mouvement fonctionne sur une alimentation 12 volts. Un choix technique discret, au service de la fluidité du geste et de la continuité du mouvement, loin de toute démonstration technologique.
Beaubleu, l’art de suspendre le temps

Avec Ex.Caetera et Passe-temps, Beaubleu confirme une vision rare et cohérente. Celle d’une Maison qui considère le temps non comme une donnée à maîtriser, mais comme une matière à ressentir. En s’affranchissant du cadre strict de l’horlogerie traditionnelle, Beaubleu explore un territoire plus vaste, où l’objet devient vecteur de lien, de contemplation et de présence.
Passe-temps n’indique pas seulement l’heure. Il raconte ce qui se passe entre les heures. Et dans cet espace suspendu, Beaubleu trouve sans doute l’une de ses expressions les plus justes.



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