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L’occasion de rencontrer Frank Huyghe, propriétaire et président de la marque et Laurent X, en charge des marchés spéciaux. En effet, après le premier partenariat militaire en 2010 avec le Commando Hubert, le travail se poursuit auprès du Commandement des Opérations Spéciales pour développer de nouveaux modèles avec d’autres unités.
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Mais avant de travailler avec ces unités particulières, comme les plongeurs du GIGN par exemple, il faut effectuer un petit retour en arrière et remonter aux origines de la marque Ralf Tech.
Née en 1998, cette entreprise spécialisée dans le matériel de plongée sous-marine professionnel proposait plus de huit cents références dans son catalogue, sans aucune montre.
Frank Huyghe, instructeur et passionné de plongée sous-marine, collectionneur de montres depuis l’âge de treize ans, revendique pour sa société un positionnement très haut de gamme, au sixième rang européen et quinzième mondial. C’est seulement en 2003, lors du salon de la plongée sous-marine de Paris, qu’il rencontra Pascal Bernabé, éconduit par d’autres marques. Frank décida d’aider Pascal à se lancer dans le projet de battre le record du monde de profondeur en plongée autonome.
A cette occasion, Frank décida également de mettre en chantier la première montre RALF TECH destinée à accompagner Pascal dans l’aventure. Frank réalisa le dessin avant de confier les calculs (épaisseur, résistance des matériaux, etc.) à un ingénieur allemand et un horloger suisse, deux de ses amis. Trois prototypes sont ainsi réalisés, équipés à l’origine de mouvements Myota.
Deux ans plus tard, le 5 juillet 2005 en baie de Propriano, entouré de cinq bateaux et de quarante personnes, Pascal Bernabé effectuait une plongée de près de 10 heures à 330 mètres, battant le record du monde de plongée en scaphandre autonome.
Ces trente minutes de descente et 9 heures et demie de paliers de décompression à la remontée ont nécessité plus de quarante bouteilles et provoqué la noyade de deux ordinateurs de plongée !
La montre s’en est sortie indemne… Ainsi naissait la référence WR1 pour « World Record One. »
Seconde étape décisive, à l’âge de 44 ans : un divorce, une envie de se consacrer à sa passion des montres. Frank vend l’entreprise en gardant la propriété du nom dans la Classe 14, l’horlogerie, et réalise le dessin des WRX. Pas de marketing ou d’étude de marché, seulement son envie, sa volonté.
Un pari délibéré, sur un marché de niche assumé, en n’étant présent que dans deux points de vente en 2008 : Xavier Pénichot et l’Etoile d’Or avec Lionel Kalmann.
Une première année quasiment sans aucune vente, une deuxième année difficile, puis une troisième sous le signe de la croissance avec, entre autres, un nouveau point de vente sur Paris, Capet.
Au total, Ralf Tech est distribué par 12 points de vente en France et 33 dans le monde, le choix étant fait de ne pas vendre en grands magasins, chaînes horlogères ou boutiques d’aéroport et de privilégier les horlogers indépendants.
Au fil du temps, la production de cette micro-marque, qui n’appartient à aucun groupe, a atteint une production de 1000 à 2000 montres par an, toujours avec la volonté de contenir les tarifs, sans commerciaux et en limitant la communication.
Le développement se répartit entre Paris et Lajoux, dans le Jura Suisse.
Depuis peu, un partenariat automobile a été développé avec Nelson Panciatici, premier pilote Alpine.
Venant ainsi compléter les relations avec une dizaine de skippers, dont François Gabart et Michel Desjoyeaux.
Les gammes, Armée, Classic, Vintage, Xtreme, comprennent des modèles mécaniques ou hybrides, pour des tarifs s’échelonnant de 1500 à 4000 €. Pour les hybrides, les premiers accus, RTH 001, avaient une durée de vie d’environ cinq ans, portée à environ douze ans pour la seconde génération, les RTH 002. (mécanique automatique + stockage d’énergie sur base Epsom) La réserve de marche de ce dispositif atteint 150 jours.
WRX A, « day », diamètre 47,5 mm,
Étanchéité 300 mètres
Chronographe, calibre automatique Valjoux 7750
Acier 316 L satiné, verre épais de 5,9 mm
Bracelet cuir bleu ardoise, pompes épaisses
(3390 €)
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La WRX V est issue d’une volonté de rendre hommage aux plongeuses des années 50/60, dans une série limitée numérotée de 63 pièces. (1963 Limited edition, correspondant à l’année de naissance de Franck Huyghe)
Diamètre 47,5 mm, épaisseur : 18-19 mm
Étanchéité 300 mètres
Chronographe, calibre automatique RTA 001 sur base de 2824-2, modifié.
(Le disque de date n’est pas utilisé, et la masse oscillante a été alourdie)
Bracelet cuir, montage avec tiges filetées de 2,5 mm
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Prototype WRX T
Diamètre 47,5 mm
Boîtier titane aéronautique grade 1
Étanchéité 1000 mètres
Lunette céramique
Deux versions possibles :
– Hybrid
– Automatique trois aiguilles, sur base 2824-2
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Profil particulier pour les deux montres suivantes, inspiré d’une rencontre sous-marine avec un barracuda, dont l’œil a fortement inspiré Frank dans la création de ce dessin…
WRV A, Hybrid black
date + jour
Diamètre 43,8 mm
Boîtier acier, PVD épaisseur 40µ
Lunette aluminium, couronne à quatre heures
Épaisseur verre : 4,3 mm
Superluminova C3
Bracelet silicone, pompes.
(1490 €)
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WRV V
Série limitée à 77 exemplaires, en hommage aux montres et plongeurs des années 70
Calibre automatique RTA 001, sur base 2824-2 modifié
Couronne à quatre heures
Index rectangulaires vieillis
Bracelet en iguane
(1990 €)
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Les bracelets cuir sont fabriqués en France, dans le Jura, chez Bouveret.
Ultime précision :
Les profondeurs affichées sont testées en conditions réelles, en eau et non en caisson. Pas de souci donc pour savoir si un lavage de main ou une douche est possible en portant l’une de ces montres…
Un grand merci à Frank Huyghe et Laurent X, pour leur disponibilité et leur confiance.
Photos et texte : Thierry D., pour Passion Horlogère
L’armée ou la gendarmerie n’ont jamais adopté cette montre. Il ne suffit par d’offrir des montres à des membres des unités d’élites et de photographier ses derniers avec les montres pour déclarer qu’une unité adopte cette montre. Les photos que l’on peut voir ça et là sont à considérer comme de la communication commerciale, avec aucune réalité derrière. Personnellement, j’ai porté la WRX 5 jours en utilisation normale avant que le bracelet caoutchouc ne se déchire… Si on la laisse quelque temps dans sa boite, pour porter d’autres montres, ne comptez pas sur la WRX pour vous donner l’heure, car elle s’arrête ou la trotteuse se met à faire des bonds de 2 secondes, bonjour la précision pour le snipping ou les mises à feu (essayez de faire un décompte dans ces conditions)… En tactique, je n’imagine ni la prendre en parachute, ni en plongée (à la rigueur sur une planchette de navigation, avec son bracelet tactique, mais encore une fois, si la planchette reste longtemps immobile dans son sac de plonge, ne vous fiez plus à sa précision…). Même pour enfiler un sac tactique, elle s’accroche et gêne car elle est trop volumineuse et lourde. En conclusion, pour impressionner dans les salons : 20/20. En revanche, en tactique, aucun militaire ne porterait cette montre.