
Dans l’univers déjà spectaculaire de Jacob & Co., certaines créations repoussent les limites au point de redéfinir les règles du jeu. Avec la Bugatti Tourbillon Sapphire Crystal, la Maison new-yorkaise ne signe pas une simple évolution. Elle franchit un cap. Radical.
Deux ans après la Bugatti Tourbillon et dans la continuité d’une collaboration étroite avec Bugatti, cette nouvelle pièce pousse le concept à son extrême : tout montrer. Absolument tout.
Une transparence totale, sans compromis

Ici, le spectacle commence par le boîtier. Entièrement taillé dans un bloc de saphir massif — ou plus précisément de corindon — il offre une transparence à 360 degrés. Aucun artifice, aucune dissimulation. Chaque détail est exposé.
Avec ses dimensions de 54 x 44 mm, la pièce conserve les proportions imposantes de la Bugatti Tourbillon originale, mais change radicalement de perception. La lumière traverse la montre, révèle ses volumes, souligne ses lignes inspirées des hypercars.
Calandre en fer à cheval, ouvertures latérales, signature arrière… Les codes stylistiques de Bugatti sont ici fidèlement retranscrits. À ceci près que, contrairement à l’automobile, cette architecture peut être observée de l’intérieur comme de l’extérieur.
La réalisation d’un tel boîtier relève de l’exploit technique. Classé 9 sur l’échelle de Mohs, le saphir est d’une dureté extrême. Sa mise en forme exige plus de 800 heures d’usinage, à des vitesses parfaitement maîtrisées. Trop lentes, le matériau résiste. Trop rapides, il se fissure.
Un équilibre d’une précision absolue.
Une mécanique inspirée de l’hypercar

Mais l’essence de cette pièce se joue à l’intérieur. Le calibre JCAM55 ne se contente pas d’animer la montre. Il la met en scène.
Pensé comme une transposition horlogère du moteur Bugatti, il intègre un automate reproduisant un bloc V16 miniature. Taillé lui aussi dans le saphir, ce composant exceptionnel abrite 16 pistons en titane animés par un vilebrequin unique.
À l’activation, le spectacle est saisissant. Les pistons s’animent de manière séquentielle, reproduisant le fonctionnement d’un moteur thermique. Une chorégraphie mécanique rare, presque irréelle.
Le tourbillon volant, positionné à gauche, effectue une rotation complète en 30 secondes — une prouesse qui rend hommage aux performances extrêmes des hypercars de Bugatti.
L’ensemble est conçu comme un tableau de bord. À droite, un indicateur combine la réserve de marche du mouvement et celle de l’automate. Au centre, l’affichage des heures et des minutes reprend les codes d’un compte-tours.
Une lecture du temps résolument différente.
Une interaction mécanique poussée à l’extrême

La Bugatti Tourbillon Sapphire Crystal ne se contente pas d’être contemplée. Elle se manipule, s’expérimente.
Une pression sur le poussoir intégré à la couronne déclenche l’animation du moteur V16 pour une séquence d’environ 20 secondes. Jusqu’à 20 cycles peuvent être réalisés avec un remontage complet.
La réserve de marche globale atteint 80 heures, tandis que la mise à l’heure s’effectue via un arceau escamotable intégré au fond de boîte — un clin d’œil direct à l’univers automobile.
Même la couronne participe à cette immersion, évoquant un bouton de commande mécanique.
Une pièce hors normes
Produite en seulement deux exemplaires — l’un en vert signature, l’autre en « baby blue » — cette Bugatti Tourbillon Sapphire Crystal s’inscrit dans une logique d’exclusivité absolue.
Mais au-delà de la rareté, c’est la démarche qui interpelle. Jacob & Co. ne cherche pas ici à séduire par la discrétion ou la tradition. La Maison revendique une approche radicale, où la démonstration technique devient une forme d’expression artistique.
Une montre qui dépasse le cadre horloger.
Une pièce qui ne cache rien. Et c’est précisément ce qui la rend fascinante.



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