Avec la Classics Runabout Automatic GMT, Frédérique Constant poursuit son hommage aux mythiques embarcations en bois préservées par la Riva Historical Society. Déclinée en bleu abysse et brun teck, cette édition 2026 accueille pour la première fois une fonction GMT animée par un module développé par la Manufacture genevoise. Deux séries limitées à 888 exemplaires qui invitent naturellement au voyage.

Il suffit d’évoquer les lacs italiens, les reflets du soleil sur une coque en acajou verni et le grondement feutré d’un moteur marin pour faire surgir tout un imaginaire. Celui d’une élégance insouciante, d’une Méditerranée rêvée et d’un art de vivre où la destination semble finalement moins importante que la manière de voyager.
Depuis 2009, Frédérique Constant traduit cet univers dans sa collection Runabout, avant de formaliser en 2013 son partenariat avec la Riva Historical Society. Fondée à Milan en 1998, cette association œuvre à la recherche, à la conservation et à la restauration des bateaux historiques dessinés par Carlo Riva. Une mission patrimoniale qui rejoint naturellement la culture horlogère, elle aussi fondée sur la préservation des savoir-faire, la transmission et le respect des beaux objets.


Pour son édition 2026, ce rendez-vous désormais biennal prend une nouvelle dimension. La Frédérique Constant Classics Runabout Automatic GMT ne se contente plus d’évoquer le voyage : elle permet désormais de suivre simultanément deux fuseaux horaires.
Deux cadrans inspirés par l’eau et le teck
La nouveauté se décline en deux références, partageant un boîtier en acier inoxydable poli de 42 mm de diamètre pour 12,85 mm d’épaisseur.
La première, référencée FC-350RN5B6, adopte un cadran bleu marine profond associé à un bracelet en caoutchouc noir. Cette configuration possède une dimension plus contemporaine et sportive, tout en conservant l’élégance classique caractéristique de la Maison genevoise.

La seconde, FC-350RBR5B6, préfère un cadran brun chaleureux accompagné d’un bracelet en cuir marron fermé par une boucle déployante. Elle établit un lien encore plus direct avec les ponts en teck et les boiseries vernies des mythiques runabouts italiens.

Dans les deux cas, le centre du cadran reçoit une finition satinée verticale composée de lignes parallèles. Ce décor ne relève pas d’un simple effet graphique : il reproduit visuellement l’alignement des lattes de bois assemblées à la main sur le pont avant des embarcations entretenues par la Riva Historical Society.
Le bleu évoque les eaux profondes de la Méditerranée, de l’Adriatique ou des grands lacs italiens. Le brun rappelle plus immédiatement la chaleur du teck et de l’acajou, sublimés par plusieurs couches de vernis.
Cette approche marque également une évolution par rapport aux précédentes générations de Runabout, souvent caractérisées par des cadrans argentés, chocolat ou bleus ornés de motifs guillochés « Clous de Paris ». Passion Horlogère présentait déjà, en 2016, des modèles de 43 mm équipés du calibre automatique FC-303, produits à 2 888 exemplaires et livrés avec leur traditionnelle miniature de bateau.
Une GMT intégrée avec discrétion
Malgré l’ajout d’une complication, Frédérique Constant est parvenue à conserver une lecture relativement équilibrée. Le cadran s’organise autour de trois zones concentriques.

À la périphérie se trouve la minuterie. Elle entoure les index appliqués et les chiffres arabes positionnés à 3, 9 et 12 heures. Leur typographie légèrement rétro s’accorde avec l’univers des bateaux classiques, tandis que leur matière luminescente beige, également présente sur les aiguilles, renforce cette tonalité vintage.
Plus près du centre apparaît l’échelle graduée sur 24 heures. Elle est parcourue par une fine aiguille GMT centrale, terminée par une flèche luminescente. La lecture sur 24 heures permet de distinguer immédiatement les heures diurnes et nocturnes du fuseau suivi, sans qu’un indicateur jour-nuit supplémentaire soit nécessaire.
La date conserve pour sa part une position très classique à 6 heures, dans le prolongement vertical du chiffre 12. La composition reste ainsi symétrique malgré la quantité d’informations affichées.
D’un point de vue fonctionnel, cette architecture est celle d’une GMT dite « caller » ou « office » : l’aiguille du second fuseau horaire peut être réglée indépendamment, une solution particulièrement pratique pour suivre l’heure d’un interlocuteur, d’un bureau ou d’un lieu situé à l’étranger.
Le calibre FC-350 et son module GMT Manufacture
Au cœur de la montre se trouve le calibre automatique FC-350, équipé d’un module GMT développé par Frédérique Constant.


La nuance mérite d’être soulignée. La Maison ne présente pas cette mécanique comme un calibre intégralement conçu à partir d’une feuille blanche, mais comme une base automatique éprouvée enrichie d’une complication GMT réalisée en interne. Cette solution permet de conjuguer fiabilité, facilité d’entretien et véritable contenu horloger propre à la Manufacture.
Le mouvement compte 26 rubis, fonctionne à la fréquence de 28 800 alternances par heure et délivre une réserve de marche de 38 heures. Une autonomie qui pourra sembler relativement traditionnelle à l’heure où certains calibres dépassent deux ou trois jours, mais qui demeure cohérente avec l’architecture mécanique retenue et le positionnement tarifaire de la montre.
Visible à travers le fond en verre saphir fumé, le FC-350 dévoile des Côtes de Genève verticales sur ses ponts et sur sa masse oscillante. Le fond est également marqué du fanion blanc de la Riva Historical Society, donnant l’impression que celui-ci flotte au-dessus de la mécanique.
Chaque montre reçoit la mention « Limited Edition – One of 888 ». Il ne s’agit donc pas d’une numérotation individuelle allant de 1 à 888, mais d’une gravure attestant l’appartenance à l’une des deux séries limitées.
Une montre nautique
Le boîtier en acier poli se compose de trois parties et accueille un verre saphir convexe doté d’un traitement antireflet. Avec ses 42 mm de diamètre, la Classics Runabout Automatic GMT conserve une présence affirmée au poignet. Son épaisseur de 12,85 mm reste toutefois contenue compte tenu de l’ajout du module GMT.

Son étanchéité est annoncée à 5 ATM, soit 50 mètres. Cette caractéristique suffit pour résister aux éclaboussures et accompagner une vie quotidienne à proximité de l’eau, mais rappelle qu’il ne s’agit pas d’une montre de plongée. La Runabout relève davantage du registre du yachting et du sport chic que de celui de la montre-outil.
Cette distinction est cohérente avec l’esprit de la collection. Les bateaux qui l’inspirent n’étaient pas conçus pour explorer les profondeurs, mais pour se déplacer rapidement et élégamment à la surface de l’eau.
Le bracelet accentue d’ailleurs la personnalité propre à chaque version. Le caoutchouc noir de la déclinaison bleue lui apporte une polyvalence plus décontractée et estivale. Le cuir brun de la version teck renforce au contraire son classicisme et son caractère habillé.
Une tradition destinée aux collectionneurs
Comme les précédentes créations Runabout, les deux nouveautés sont livrées dans un coffret spécialement conçu pour l’occasion. Celui-ci contient une réplique miniature d’un bateau Runabout, installée aux côtés de la montre.

Ce détail participe depuis plusieurs années au charme de la collection. Il transforme l’objet en un ensemble cohérent et immédiatement identifiable, susceptible de séduire aussi bien les amateurs d’horlogerie que les passionnés de navigation et de patrimoine maritime.
Passion Horlogère évoquait déjà ce coffret en 2013, lors de la présentation des premières séries issues du partenariat avec la Riva Historical Society. À l’époque, la collection associait notamment phases de lune, réserve de marche Manufacture et modèles limités à 1 888 exemplaires. L’édition 2026 poursuit donc une histoire déjà bien établie, tout en introduisant une complication particulièrement cohérente avec l’idée de voyage.
Une proposition cohérente à moins de 2 000 euros
Chacune des deux Frédérique Constant Classics Runabout Automatic GMT est limitée à 888 exemplaires et proposée au tarif public de 1 995 euros.

À ce niveau de prix, la proposition se montre particulièrement complète : boîtier en acier, verre et fond saphir, mouvement automatique visible, complication GMT portée par un module Manufacture, cadran travaillé, série limitée et coffret collector avec miniature.
Cette montre cherche avant tout à restituer une atmosphère. Celle des boiseries vernies, des chromes étincelants, des lunettes de soleil et des chemises de lin portées sur les rives du lac de Côme. Dans cet exercice, cette édition 2026 se révèle particulièrement convaincante. Le choix d’une GMT ne relève pas d’un ajout artificiel : il prolonge naturellement l’idée d’évasion portée par la collection depuis ses origines.

La version bleue regarde vers le large. La brune semble déjà amarrée devant une terrasse italienne. Entre les deux, il ne reste finalement qu’à choisir la destination.
Caractéristiques techniques
Modèles : Frédérique Constant Classics Runabout Automatic GMT
Références : FC-350RN5B6, cadran bleu ; FC-350RBR5B6, cadran brun
Boîtier : acier inoxydable poli, construction en trois parties
Diamètre : 42 mm
Épaisseur : 12,85 mm
Verre : saphir convexe avec traitement antireflet
Fond : saphir fumé, logo de la Riva Historical Society
Étanchéité : 5 ATM, soit 50 mètres
Mouvement : calibre automatique FC-350 avec module GMT Manufacture
Fréquence : 28 800 alternances par heure
Rubis : 26
Réserve de marche : 38 heures
Fonctions : heures, minutes, secondes, date et second fuseau horaire sur 24 heures
Bracelets : caoutchouc noir et boucle ardillon pour la version bleue ; cuir brun et boucle déployante pour la version brune
Éditions limitées : 888 exemplaires par référence
Prix public conseillé : 1 995 euros
Présentation : coffret collector comprenant une miniature de bateau Runabout.



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