
Dans un monde horloger souvent rythmé par les lancements en série, les itérations maîtrisées et les évolutions incrémentales, certaines maisons choisissent une autre voie. Plus lente, plus exigeante, presque radicale. Une voie où chaque création ne répond pas à une logique de collection, mais à une nécessité artistique. Avec ses nouvelles pièces uniques Genèse et Odonata, TAOS affirme avec force une vision singulière : celle d’une horlogerie qui dépasse la mesure du temps pour devenir un territoire d’expression.

À Genève, où l’horlogerie est une culture autant qu’un savoir-faire, TAOS s’inscrit dans une tradition séculaire tout en en bousculant les codes. Née en 2024 de la rencontre entre l’horloger Olivier Gaud et l’Atelier Olivier Vaucher, référence mondiale des Métiers d’Art, la marque s’est immédiatement positionnée sur un terrain à part : celui de l’exception absolue. Ici, il n’est pas question de production, mais de création. Pas de séries, mais des pièces uniques. Pas de compromis, mais une quête assumée de perfection.

Pour 2026, TAOS ouvre un nouveau chapitre en explorant un thème aussi universel qu’inépuisable : les formes de la nature. Une source d’inspiration infinie, qui permet à la matière, à la lumière et au geste artisanal de dialoguer avec une liberté totale. Deux créations incarnent cette démarche : Genèse et Odonata. Deux montres, deux visions, deux expériences.

Genèse s’impose d’abord comme une plongée dans la matière. Une montre pensée comme une coupe géologique, une exploration des profondeurs terrestres. Son cadran évoque une stratification minérale, où chaque couche raconte une histoire, où chaque texture suggère le passage du temps. Le jade noir et l’agathe bleue y cohabitent dans une composition d’une richesse rare, révélant leurs veines, leurs nuances, leurs reliefs avec une intensité presque organique.

La technique atteint ici un niveau d’exigence remarquable. Gravure sous émail, émail sous-cuit, marqueterie de pierres : autant de savoir-faire réunis dans une seule surface, travaillée pendant des centaines d’heures. La gravure, volontairement déstructurée, crée des jeux d’ombres et de lumière qui donnent au cadran une dimension presque vivante. L’émail Grand Feu, appliqué avec précision, vient sublimer ces reliefs tout en conservant une profondeur visuelle exceptionnelle.

Chaque détail participe à cette immersion. Les zones plus claires, traitées en émail sous-cuit, conservent une texture brute, presque minérale, comme une roche encore intacte. La marqueterie de pierres, d’une précision micrométrique, assure une continuité parfaite entre les éléments, donnant au cadran une cohérence presque naturelle.

Face à cette approche tellurique, Odonata propose une vision radicalement différente. Plus aérienne, plus onirique. Inspirée du monde des libellules, elle ne cherche pas à représenter la nature, mais à la réinventer. Le cadran devient ici un espace de transformation, où les formes végétales et animales se confondent dans une composition mouvante, presque irréelle.

Réalisée en or blanc 18 carats et sertie de diamants, Odonata se distingue par une construction en plusieurs niveaux, exploitant au maximum les contraintes extrêmes de l’horlogerie. Car sous ses allures poétiques se cache une complexité technique vertigineuse. Le cadran, dont l’épaisseur ne peut excéder quelques millimètres, superpose gravure en haut relief, émail paillonné, nacre, sertissage et plique-à-jour.

Cette dernière technique, parmi les plus délicates de l’émail, transforme la matière en lumière. Comparable à un vitrail miniature, le plique-à-jour laisse passer la lumière à travers l’émail translucide, révélant à chaque mouvement du poignet des nuances changeantes, des reflets imprévisibles. Le cadran semble respirer, évoluer, vivre.

Odonata est une pièce en mouvement permanent, non seulement dans son rendu visuel, mais aussi dans son processus de création. Rien n’y est figé. Chaque étape a été ajustée, repensée, affinée au fil du travail des artisans. Une œuvre collective, organique, où la technique se met au service de l’émotion.

Au cœur de ces créations bat un mouvement à la hauteur de leur ambition. Le calibre VOP318, développé exclusivement pour TAOS, offre une réserve de marche d’environ 72 heures. Mais ici encore, la technique dépasse la simple performance. Chaque composant est gravé à la main, décoré, travaillé pendant plus de 150 heures. Le mouvement devient lui aussi une œuvre, un prolongement naturel du cadran.
Le boîtier, en or gris 18 carats, adopte des proportions contenues de 38 mm pour 10 mm d’épaisseur. Une élégance discrète, pensée pour mettre en valeur le cadran sans jamais lui voler la vedette. Sur Odonata, le sertissage de diamants vient souligner cette dimension précieuse, sans jamais tomber dans l’ostentation.

Chez TAOS, le temps ne se compte pas. Il se façonne. Plus de 1 000 heures sont nécessaires pour donner naissance à une seule pièce. Un investissement considérable, assumé, revendiqué. Car ici, chaque montre est une fin en soi.
Proposées à 150 000 CHF pour Genèse et 200 000 CHF pour Odonata, ces créations ne s’adressent pas à tous. Elles ne cherchent pas à convaincre par leur prix ou leur rareté, mais par leur évidence. Celle d’un objet qui dépasse sa fonction pour devenir une œuvre.


Avec Genèse et Odonata, TAOS ne suit aucune tendance. La marque explore, expérimente, repousse les limites. Elle rappelle que l’horlogerie peut encore surprendre, émouvoir, fasciner. Qu’elle peut être autre chose qu’un instrument : un langage.
Un langage où la matière raconte, où la lumière dialogue, et où la main de l’homme transforme le temps en émotion.



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