
Il suffit de prononcer son nom pour que l’imaginaire s’emballe. Brocéliande. Une forêt enveloppée de mystères, théâtre des légendes arthuriennes, où se croisent Merlin, la fée Viviane et les chevaliers de la Table ronde. Un lieu où l’invisible se devine autant qu’il se ressent. Un univers presque irréel… à l’image de certaines créations de haute horlogerie.
Avec ces nouvelles Excalibur Brocéliande, Roger Dubuis ne se contente pas de revisiter un thème déjà exploré en 2015. La Maison en propose une lecture renouvelée, plus intime, plus immersive, dans un format de 38 mm pensé pour épouser le poignet féminin avec justesse.
Ici, la montre ne raconte pas seulement le temps. Elle raconte une histoire.
Une immersion entre rêve et mécanique

Dès le premier regard, le cadran transporte ailleurs. Loin des codes traditionnels, il s’apparente à une scène vivante, presque organique. Suspendu sur une structure en saphir, un entrelacs de lierre en or se déploie avec délicatesse. Les feuilles, façonnées en nacre finement gravée et polie à la main, captent la lumière avec subtilité.
Le décor n’est pas figé. Il respire.
Entre les branches, le mouvement apparaît par transparence. Trois éléments mobiles, finement décorés, animent l’ensemble. Le micro-rotor répond à deux disques en saphir en rotation libre, évoquant le souffle du vent dans la canopée. Une scène hypnotique, où la technique se met au service de l’émotion.
Chaque détail est pensé pour susciter une sensation. Rien n’est laissé au hasard.
De l’aube au crépuscule
Ces deux nouvelles interprétations déclinent une même histoire sous deux lumières différentes.

La version Twilight Blue évoque les derniers instants du jour. Le cadran se teinte d’un bleu profond, presque nocturne, prolongé par un bracelet assorti. La nacre blanche, délicatement travaillée, contraste avec cette ambiance crépusculaire, tandis que la lumière semble glisser sur les surfaces comme les derniers rayons du soleil à travers les arbres.
À l’opposé, la version Dawn Rose célèbre les premières lueurs de l’aube. Les feuilles de nacre se parent de nuances chaudes — jaune, rose, rouge — comme baignées par un lever de soleil naissant. La lunette sertie de diamants vient accentuer cette dimension lumineuse, presque féerique.

Dans les deux cas, la lisibilité reste exemplaire. Les index et aiguilles en or, squelettées et garnies de matière luminescente, diffusent une douce lueur verte dans l’obscurité. Une présence discrète mais essentielle.
Une haute horlogerie vivante
Derrière cette mise en scène poétique se cache une véritable pièce de haute horlogerie. Le calibre RD721SQ, spécialement développé pour ces modèles, adopte une architecture squelette d’une grande finesse.

Doté d’un micro-rotor en tungstène et or, il offre une réserve de marche confortable de 72 heures. Sa fréquence de 4 Hz assure une excellente stabilité chronométrique, tandis que sa construction ajourée renforce cette impression de légèreté et de transparence.
Visible à travers le fond saphir, le mouvement dévoile un niveau de finition remarquable. Anglages, sablage, cerclage, poli… quatorze techniques sont appliquées à la main sur chaque composant.
Une exigence qui lui permet de répondre aux critères du prestigieux Poinçon de Genève, véritable signature d’excellence horlogère.
Une pièce à part

Proposées en édition limitée à 88 exemplaires chacune, ces Excalibur Brocéliande incarnent une vision singulière de l’horlogerie féminine. Ni purement joaillière, ni strictement technique, elles évoluent dans un territoire hybride, où l’art et la mécanique dialoguent en permanence.
Le boîtier en or rose 18 carats, avec ses trois cornes emblématiques de la collection Excalibur, affirme une identité forte. Les finitions alternant surfaces satinées et polies viennent souligner les lignes, tandis que les bracelets interchangeables permettent de faire évoluer la montre au gré des envies.
Avec cette création, Roger Dubuis démontre une nouvelle fois sa capacité à repousser les frontières de la haute horlogerie. Non pas en ajoutant de la complexité, mais en donnant du sens.
Une montre qui ne se contente pas d’être regardée. Elle se contemple.
Et peut-être, comme la forêt dont elle s’inspire, elle ne livre jamais totalement ses secrets.



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