
Dans le silence presque irréel du ciel nocturne, lorsque le bleu du jour s’efface pour laisser place à l’infini, naît une fascination universelle. C’est précisément dans cet entre-deux, suspendu entre lumière et obscurité, que Roger Dubuis puise son inspiration pour dévoiler une nouvelle interprétation de son Excalibur Calendrier Birétrograde. Une pièce qui ne se contente pas de mesurer le temps, mais qui cherche à le raconter.
Avec son cadran « bleu cosmique », la Maison genevoise signe une création à la fois technique et poétique, fidèle à son ADN : repousser les limites de la haute horlogerie tout en cultivant une approche résolument expressive.
Une signature horlogère unique

Chez Roger Dubuis, la complication n’est jamais une fin en soi. Elle doit être comprise, ressentie, presque vécue. C’est dans cet esprit que le fondateur Roger Dubuis avait imaginé, dès 1989, son affichage birétrograde.
Développé en collaboration avec Jean-Marc Wiederrecht, ce système repense en profondeur le mécanisme rétrograde traditionnel. Exit la complexité inutile. Place à une architecture épurée, pensée pour améliorer la lisibilité, la stabilité et la précision.

Le principe est aussi spectaculaire qu’intuitif : les aiguilles des jours et de la date progressent sur des arcs écliptiques avant de revenir instantanément à leur point de départ. Un ballet mécanique, presque hypnotique, qui donne vie au cadran.
Derrière cette apparente simplicité se cachent des innovations majeures, comme l’utilisation de ressorts-spirales directement intégrés aux pignons, ou encore une came entièrement redessinée. Résultat : un réglage facilité, une précision accrue et une expérience visuelle inégalée.
Une chorégraphie mécanique contemporaine

Sur cette nouvelle Excalibur Calendrier Birétrograde, l’affichage prend une dimension encore plus expressive. Les aiguilles squelettées et inclinées semblent littéralement flotter au-dessus du cadran, guidant le regard avec une clarté remarquable.
Chaque indication devient un élément de narration. Le temps n’est plus figé. Il évolue, il respire.
Au cœur de cette dynamique, le calibre RD840 assure la cadence. Ce mouvement automatique, doté de 60 heures de réserve de marche, dévoile toute sa richesse à travers un fond saphir. La masse oscillante, inspirée du premier design de la Maison en 1996, inscrit cette pièce dans une continuité historique tout en affirmant une modernité assumée.

Mais c’est surtout la présence du Poinçon de Genève qui vient consacrer cette création. Une certification exigeante, symbole d’excellence absolue, qui garantit non seulement la précision et la fiabilité, mais aussi un niveau de finition exceptionnel.
Anglages, perlage, Côtes de Genève, poli miroir… Chaque composant est travaillé à la main selon des standards parmi les plus élevés de l’horlogerie suisse.
Le bleu comme horizon

Le cadran de cette Excalibur est une véritable construction en profondeur. Composé de sept niveaux distincts, il joue avec les volumes et la lumière pour créer une sensation d’immersion.
La teinte « bleu cosmique », signature de la Maison, évoque ces instants où le ciel bascule dans la nuit, révélant l’immensité de l’univers. Une couleur vivante, changeante, presque organique.
Rehaut azuré, compteurs écliptiques rhodiés, platine centrale brossée circulaire, ponts décorés… Chaque élément participe à une composition d’ensemble d’une grande cohérence. Rien n’est laissé au hasard.
L’acier inoxydable 316L du boîtier, alternant finitions polies, satinées et microbillées, prolonge ce jeu de contrastes. Il capte la lumière différemment selon l’angle, renforçant encore la présence de la montre au poignet.
Une vision du temps tournée vers l’infini

Présentée dans le cadre du Watches and Wonders 2026, cette Excalibur Calendrier Birétrograde s’inscrit dans une collection inspirée par les mouvements célestes et les grandes mécaniques de l’univers.
Mais au-delà de son inspiration astrale, elle incarne surtout une certaine idée de l’horlogerie : une discipline où la technique se met au service de l’émotion.
Livrée avec un bracelet acier multimaillons et un second bracelet en caoutchouc bleu, elle joue sur les contrastes, entre tradition et modernité, élégance et sportivité.
Une montre qui ne cherche pas simplement à donner l’heure. Elle invite à lever les yeux, à contempler, à ressentir.
Et peut-être, à redéfinir notre rapport au temps.



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