
Au cœur de l’hiver bernois, sous la toile du Festival-Zelt dressée dans le village de Gstaad, la troisième édition d’Art Gstaad s’est tenue du 19 au 22 février 2026. Un rendez-vous désormais bien identifié dans le calendrier des salons à taille humaine, où l’exigence curatoriale prime sur la démesure. À cette occasion, le MAZE/Art Awards F.P.Journe a distingué l’artiste brésilienne Sonia Gomes pour son œuvre Untitled, 2024, présentée par la galerie Mendes Wood DM.
Derrière cette récompense se dessine bien plus qu’un simple prix. L’œuvre primée est acquise par F.P.Journe avant d’être proposée au Kunstmuseum Basel, inscrivant ainsi la distinction dans une logique de transmission et de circulation institutionnelle.
Un jury international au regard affûté

Le lauréat de cette édition a été désigné par un jury international composé de Tatyana Franck, présidente de L’Alliance New York, de Stephanie Seidel, responsable de l’art contemporain au Kunstmuseum Basel, et de Maja Hoffmann, fondatrice et présidente de la Fondation LUMA. Trois personnalités reconnues pour leur engagement en faveur de la création contemporaine et leur capacité à inscrire les œuvres dans des contextes muséaux et critiques exigeants.
Le choix de Sonia Gomes s’inscrit dans cette volonté d’identifier des démarches singulières, où la matérialité, la mémoire et la tension sculpturale dialoguent avec des enjeux contemporains.
Art Gstaad, un salon à échelle humaine
Art Gstaad s’inscrit dans la constellation de foires développées par MAZE. Loin des grandes messes tentaculaires, le salon revendique un format resserré et une sélection pointue de galeries internationales. Cette édition 2026 a réuni des enseignes telles que Landau Fine Art, De Jonckheere, Pace, Thaddaeus Ropac, Capitain Petzel, Mendes Wood DM, Semiose, Mennour, Hélène Bailly Marcilhac ou encore Jousse Entreprise.

Le parcours proposait un dialogue entre œuvres historiques et propositions contemporaines. Des pièces de qualité muséale signées Roy Lichtenstein, Alberto Giacometti, Fernand Léger ou Pieter Brueghel le Jeune côtoyaient des créations d’Eric Fischl, Loie Hollowell ou Monica Bonvicini. Le design du XXe siècle trouvait également sa place, notamment à travers Charlotte Perriand.
Cette juxtaposition maîtrisée entre modernité, contemporain et design illustre l’ambition d’Art Gstaad : offrir un panorama exigeant, mais lisible, dans un cadre propice à la contemplation et aux échanges.
F.P.Journe, un mécénat structuré et cohérent
À travers le MAZE/Art Awards, F.P.Journe affirme une vision du mécénat fondée sur la continuité. Il ne s’agit pas d’un geste ponctuel, mais d’une initiative appelée à se déployer dans le temps, accompagnant les différentes plateformes développées par MAZE d’une édition à l’autre.
Cette approche s’inscrit dans une dynamique évolutive, attentive aux contextes artistiques et aux lieux qui les accueillent. L’acquisition des œuvres et leur proposition à des institutions muséales traduisent une volonté claire : inscrire la création contemporaine dans un circuit vertueux, où collection privée et institution publique dialoguent.
Authenticité, Rareté, Talent : l’acronyme A.R.T.
Les valeurs revendiquées par F.P.Journe — Authenticité, Rareté et Talent — trouvent ici une résonance naturelle. Réunies dans l’acronyme A.R.T., elles rappellent le lien étroit que la manufacture entretient avec la création artistique sous toutes ses formes.
Cette proximité entre haute horlogerie indépendante et art contemporain ne relève pas de l’opportunisme. Elle procède d’une même exigence : valoriser des démarches singulières, préserver la rareté, soutenir le talent et inscrire ces choix dans la durée.
En distinguant Sonia Gomes à Art Gstaad 2026, F.P.Journe ne se contente pas d’associer son nom à un événement culturel. La maison horlogère confirme une stratégie de mécénat réfléchie, cohérente avec son identité, et tournée vers la transmission. Une manière élégante de rappeler que la mesure du temps peut aussi s’accompagner d’un engagement durable en faveur de la création.



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