
Depuis plus de deux décennies, Roger Dubuis façonne une mythologie horlogère singulière, où la légende arthurienne irrigue chaque création. Avec Excalibur Knights of the Round Table, la Maison avait déjà transformé le cadran en théâtre miniature. En 2026, elle poursuit cette narration en ouvrant un nouveau chapitre, plus intime, plus incarné : celui de Viviane, la Dame du Lac.
Avec l’Excalibur Lady of the Lake, la légende s’écrit désormais au féminin. Une interprétation qui conjugue puissance symbolique, exigence technique et sens du détail.
Viviane, figure de pouvoir et d’équilibre

Dans l’univers arthurien, Viviane n’est pas un simple personnage. Elle est une force. Une stratège. Une gardienne.
Élevée par Merlin, elle dépasse son maître et s’impose comme une figure indépendante, évoluant entre visible et invisible. C’est elle qui conserve Excalibur dans les profondeurs du lac, ne la révélant qu’à celui qui en est digne : King Arthur.
C’est aussi elle qui façonne le destin de Lancelot, élevé dans son royaume aquatique.
Une figure complexe, à la fois protectrice et décisionnaire. Une dualité que Roger Dubuis traduit ici avec une rare justesse.
Une esthétique en clair-obscur

Le cadran Sovereign Grey donne immédiatement le ton. Une teinte profonde, nuancée, presque métallique, qui évoque une armure. Celle d’une chevaleresse moderne, déterminée et insaisissable.
La construction du cadran repose sur une superposition de plans soigneusement orchestrés. Au centre, une nacre blanche irisée, cerclée de laiton doré, capte la lumière avec douceur. Autour, une surface anthracite rhodiée, animée par un soleillage subtil, installe une profondeur visuelle captivante.
À 6 heures, la petite seconde azurée vient équilibrer la composition. Discrète mais essentielle.

Les aiguilles en or rose, facettées comme des lames, traversent ce paysage avec précision. Elles ne se contentent pas d’indiquer le temps : elles le découpent.
Le réhaut, travaillé sur deux niveaux, accentue cette théâtralité. Ses finitions azurées et soleillées, taillées au diamant, jouent avec la lumière et guident naturellement le regard vers le cœur du cadran. Les index tridimensionnels, traités en or rose avec une laque grise en leur centre, prolongent ce jeu de contrastes maîtrisés.
Un écrin joaillier assumé

Avec son boîtier de 36 mm en or rose, cette Excalibur Lady of the Lake affirme une dimension précieuse sans jamais renoncer à son caractère.
Les finitions alternent surfaces satinées et angles polis, révélant toute la richesse du matériau. Une bague rapportée vient structurer la carrure, renforçant cette impression de montre-bijou.

La lunette cannelée, signature de la collection Excalibur, est ici sertie de 48 diamants, apportant une lumière supplémentaire à l’ensemble. La couronne, pensée comme un bijou à part entière, intègre une laque transparente qui laisse apparaître le logo de la Maison en profondeur.
Le bracelet en alligator Sovereign Grey, avec son effet perlé, prolonge harmonieusement les teintes du cadran. Il est équipé d’un système interchangeable, permettant d’adapter la montre à chaque instant.
Une mécanique légitime

Sous cette apparence raffinée bat un véritable cœur horloger. Le calibre RD830, mouvement automatique composé de 183 éléments, incarne la vision de la féminité selon Roger Dubuis : une alliance d’audace et de légitimité mécanique.
Visible à travers un fond saphir, il dévoile des finitions de haute volée : Côtes de Genève, colimaçonnage, travail minutieux des surfaces. La masse oscillante ajourée en or 22 carats vient compléter cet ensemble avec élégance.
Ici, la technique ne se cache pas. Elle participe pleinement à l’identité de la pièce.
Une lecture contemporaine de la légende

Avec l’Excalibur Lady of the Lake, Roger Dubuis ne propose pas une simple variation esthétique. La Maison construit un récit.
Celui d’une femme forte, indépendante, stratège. Une figure mythologique transposée dans une création horlogère contemporaine, où chaque détail fait sens.
Une montre qui ne se contente pas d’être belle ou complexe. Elle incarne une vision.
Et dans cet équilibre subtil entre puissance et mystère, elle trouve toute sa singularité.



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