MARS SE POSE CHEZ LOUIS MOINET

 

Alors que les projecteurs sont fixés sur Mars, Astralis reste la seule montre à afficher un fragment de la planète rouge. Cette météorite martienne a parcouru plus de 55 millions de kilomètres avant de rejoindre la Terre !


La météorite martienne d’Astralis a parcouru plus de 55 millions de kilomètres avant d’atterrir dans le désert d’Oman.
Mais encore faut-il trouver ces précieux fragments de Mars. A ce jour, seuls 63 ont été identifiés comme étant de provenance martienne. Les Ateliers Louis Moinet ont une collaboration exclusive avec Luc Labenne, le chasseur de météorites le plus célèbre. Il nous explique ci-après que c’est dans le désert qu’il a trouvé la météorite de Mars.


Interview Exclusive de Luc Labenne
La distance qui sépare Mars de la Terre est de plus de 50 millions de kilomètres. Quel est le trajet d’une météorite martienne avant d’atterrir sur terre ?
Une météorite martienne est un fragment de Mars qui a été éjecté de celle-ci par un impact d’une autre météorite. Pour dater la roche martienne, on parle d’abord d’âge de la formation de la roche sur Mars. Ce sont ici pour la plupart des Basaltes, résultant d’anciens écoulements de lave sur Mars. L’impact sur Mars nous permet ensuite de connaître l’âge d’éjection de la météorite. La durée du parcours de la roche martienne entre Mars et la Terre peut varier d’environ 1 million d’années jusqu’à 20 millions d’années. La dernière information que la météorite martienne peut nous apporter est l’âge terrestre, c’est-à-dire définir le temps passé sur Terre. Ces trois datations nous permettent d’obtenir des informations précises sur l’origine et donc le parcours de la météorite avant d’atterrir sur Terre.

Comment peut-on avoir la certitude que la météorite vient bien de Mars ?
Un premier prélèvement est effectué, puis envoyé à des universités ou scientifiques tels que A. Irving (University of Washington, Department of Earth and Space Sciences, Seattle, USA) expert en météorites martiennes ou encore R. Korotev (McDonnell Center for Space Sciences, Washington Univ., St. Louis, USA) pour les météorites lunaires. Le premier élément permettant d’identifier une météorite martienne est sa composition. L’analyse des gaz contenus dans les bulles des minéraux permettent, par comparaison avec les résultats des analyses des sondes Viking, de confirmer l’origine martienne de la météorite. Il s’agit de l’élément principal. Un autre élément qui vient confirmer ces analyses sont les isotopes d’oxygène, caractéristiques des météorites martiennes. Vient enfin la mesure de l’âge de formation de la roche. En effet, les météorites martiennes sont plus jeunes, environ quelques centaines de millions d’années contre 4,5 milliards d’années pour les météorites non-planétaires.
A ce jour, on répertorie 63 météorites martiennes découvertes sur Terre. La plupart sont destinées aux scientifiques ou exposées dans des musées.

Quelle est l’importance de disposer de météorites martiennes ou lunaires, d’un point de vue scientifique ?
Pour la Lune par exemple, nous disposons des échantillons des missions Apollo, mais ces échantillons ne concernent que la phase visible de la Lune (car pour des raisons de communication, la mission n’a pas pu explorer la face cachée). L’intérêt des météorites lunaires réside dans l’origine qui peut être aussi bien la face visible que la face cachée. Les roches analysées étaient donc différentes de celles rapportées par la mission Apollo ce qui a permis de donner d’autres informations sur la composition du sol lunaire.
D’une manière générale, les météorites permettent ainsi de mieux connaître les origines et la formation des planètes. Pour les météorites martiennes, l’importance est de même nature (formation) mais également la quête d’une forme de vie sur Mars, et/ou traces d’eau. A l’heure actuelle, aucun échantillon n’a été ramené de Mars. Des missions futures sont restées jusqu’à présent à l’état de projet devant la complexité du retour d’échantillons et le coût. Curiosity effectue des analyses mais ne rapportera pas d’échantillon. Les météorites martiennes permettent donc de palier ce manque en apportant ces échantillons.
Jusqu’à présent, les météorites martiennes sont essentiellement des basaltes (morceaux de lave), les scientifiques espèrent pouvoir trouver des météorites sédimentaires afin d’obtenir plus d’informations et peut-être prouver l’existence d’une vie sur Mars. C’est d’ailleurs la raison pour laquelle Curiosity s’est posé dans un cratère, un endroit propice afin de trouver et d’analyser ces roches sédimentaires.

La composition d’une météorite martienne est-elle très différente d’une roche terrestre ?
Comme indiqué précédemment les météorites martiennes trouvées jusqu’à présent sont principalement des roches formées de laves donc visuellement proches des roches basaltes terrestres. Cependant des veines de chocs peuvent être observées sur les météorites, qui n’existent pas sur les roches terrestres. Ceci me permet d’ailleurs une première identification visuelle sur le terrain.
Mais la différence principale réside dans le fait que les minéraux contenus dans ces roches ont en partie fondu, dû à l’impact sur Mars. Les bulles des gaz spécifiques à Mars sont aussi présentes dans ces météorites.

A qui sont destinées ces météorites que vous trouvez ?
Principalement aux scientifiques, ensuite aux collectionneurs privés ainsi qu’aux musées. Pour les météorites martiennes et lunaires, la plupart sont destinés au domaine scientifique car en raison de leur nombre restreint, la priorité est donnée à la recherche.



Première particularité : son planétaire
Louis Moinet a développé un mécanisme exclusif, un planétaire 24-heures, qui met en valeur successivement quatre objets célestes de notre système solaire : Mars, la Lune, Mercure et le Soleil, incarnés par de fabuleuses météorites, dont la provenance est effectivement martienne et lunaire pour les deux premières. Mercure est représenté par Sahara 99555, dont on ne peut certifier que sa provenance soit de Mercure, mais qui reste la plus ancienne roche connue de tout l’Univers, estimée à 4 milliards 566 millions d’année, et qui lui a valu le surnom de « Pierre de Rosette ». Le soleil est incarné par Itqiy, une très belle météorite dont la provenance demeure mystérieuse. Ces fragments de roches extra-terrestres sont tous uniques et montés sur un disque d’aventurine, finement ciselé et évoquant un ciel étoilé, effectuant une rotation journalière.

Deuxième particularité : quatre montres uniques
Pour fêter les exploits de Curiosity, Louis Moinet présente une série exceptionnelle de quatre montres uniques Astralis, aux cadrans havane, argenté, bleu nuit et noir avec diamants. L’écrin de chacune d’entre elle est une œuvre artistique, une sphère de 21 cm de diamètre réalisée par le sculpteur Jean-Yves Kervévan, et qui représente Mars, la Lune, Mercure et le Soleil.

Troisième particularité : l’alliance de trois complications
Ces quatre montres de collection présentent une alliance de complications jamais réalisées auparavant : un planétaire 24-heures, un tourbillon astral, ainsi qu’un chronographe à rattrapante et roue à colonne. Les éléments fédérateurs de l’univers de Louis Moinet tel que le cadran au propre décor «Côtes du Jura» et les aiguilles «Gouttes de Rosée» accompagnent l’aiguille de la rattrapante ornée d’une étoile filante, dont la mise en marche s’effectue grâce au poussoir soigneusement intégré dans la couronne.
Le verre saphir du fond du boîtier permet d’admirer le mouvement exclusif LM27, entièrement redéveloppé sur base d’un ancien calibre Venus. Les ponts du tourbillon et de la rattrapante sont gravés à la main et accompagnent avec harmonie la roue à colonne et les vis en acier bleui pour évoquer le cosmos de manière artistique.