
Depuis dix ans, LAPS construit une proposition singulière dans le paysage horloger français. Une approche à contre-courant des codes traditionnels, où le cadran devient un terrain d’expression graphique autant qu’un élément fonctionnel. En une décennie, la marque parisienne s’est forgée une identité immédiatement reconnaissable, portée par une vision esthétique nourrie d’architecture, d’arts visuels et de culture urbaine.
Aujourd’hui, LAPS ouvre une nouvelle étape de son histoire avec l’arrivée de Studio, une gamme qui marque une évolution majeure dans sa démarche créative. Plus ambitieuse dans sa construction, plus aboutie dans son exécution horlogère et plus affirmée dans son langage formel, cette nouvelle collection inaugure surtout un modèle particulièrement intéressant : l’Arche.
Une montre qui ne cherche pas à ressembler aux autres.
Une approche architecturale de l’horlogerie

Depuis plusieurs années, de nombreuses marques revendiquent une inspiration architecturale. Peu parviennent réellement à traduire cette influence dans les volumes mêmes de la montre. Avec l’Arche, LAPS réussit pourtant cet exercice délicat.
Dès le premier regard, le boîtier impose une identité forte. Brutaliste dans son approche, structuré dans ses lignes et remarquablement équilibré dans ses proportions, il évoque davantage un objet de design contemporain qu’une montre conventionnelle.
Le nom Arche prend alors tout son sens.

Les cornes, véritables signatures visuelles de la pièce, sont usinées individuellement avant d’être rapportées sur la carrure. Cette construction complexe permet de travailler chaque angle avec précision et de créer des transitions particulièrement nettes entre les surfaces polies et satinées.
Le résultat possède une vraie personnalité au poignet.
Avec seulement 9,80 mm d’épaisseur pour 37,5 mm de largeur et 44 mm de corne à corne, l’Arche cultive une élégance contenue qui renforce encore sa dimension habillée. Une finesse bienvenue dans un univers où les montres contemporaines ont souvent tendance à surjouer leur présence.
Studio : le minimalisme comme terrain d’expression
Avec cette nouvelle gamme Studio, LAPS revendique une approche minimaliste inspirée de l’Art et de l’Architecture Moderne. Mais ici, le minimalisme n’est jamais synonyme de vide ou de froideur.
Chaque détail participe à une recherche d’équilibre.

Les volumes sont volontairement épurés, les lignes tendues et les surfaces travaillées avec un véritable souci de cohérence globale. Le boîtier, composé de cinq pièces distinctes, permet justement à la marque de multiplier les jeux de textures et de finitions.
La lunette, par exemple, alterne subtilement brossage vertical et biseau poli autour du verre saphir plat. Un détail qui apporte profondeur et sophistication à l’ensemble sans jamais alourdir le dessin.
Cette maîtrise des contrastes se retrouve également sur les aiguilles asymétriques, dont les surfaces alternent elles aussi les finitions polies et satinées dans un dialogue permanent avec les index et le boîtier.
Des cadrans au cœur du langage LAPS
Si LAPS s’est imposée ces dernières années, c’est notamment grâce à son travail sur les cadrans. L’Arche ne fait évidemment pas exception.
Pour son lancement, la collection se décline en deux séries distinctes qui expriment chacune une facette du langage Studio.



La Série 01, baptisée “La Minérale”, s’inspire directement d’un bâtiment conçu par le cabinet de design coréen WGNB. Son cadran mat texturé joue avec la lumière et les reliefs dans une approche presque architectonique de la surface. Disponible en vert ou en ivoire, cette version renforce le caractère brut et sculptural de l’Arche.
La Série 02, “La Minimale”, adopte quant à elle un cadran émaillé noir ou bleu dont la finition brillante apporte davantage de profondeur visuelle. Ici, les jeux de contrastes prennent une autre dimension grâce aux index facettés qui captent la lumière avec subtilité.
Un détail mérite particulièrement l’attention : la trotteuse ronde, dont le biseau assorti au cadran crée un discret effet cinétique à chaque mouvement. Une signature graphique intelligente, presque silencieuse, qui illustre parfaitement la philosophie esthétique de LAPS.
Des détails horlogers particulièrement soignés

Au-delà de son identité visuelle forte, l’Arche démontre également un vrai travail horloger dans ses détails d’exécution.
Les index, dessinés en anamorphose, produisent une impression de volume particulièrement réussie malgré leur extrême finesse. Multipliant les facettes polies et brossées, ils donnent littéralement vie au cadran selon l’angle de lumière.
Le guichet de date en losange positionné à 4 heures vient compléter l’ensemble avec une intégration bien plus élégante que ce que l’on observe habituellement sur ce type de montre.
Même la boucle ardillon a fait l’objet d’une attention particulière. Reprenant les lignes du boîtier et ses jeux de finition, elle prolonge cette volonté de cohérence totale qui traverse toute la conception de l’Arche.
Une nouvelle maturité pour LAPS

Avec l’Arche et sa nouvelle gamme Studio, LAPS franchit un véritable cap dans son évolution. La marque ne se contente plus d’explorer le cadran comme terrain d’expression graphique. Elle développe désormais un langage horloger complet, cohérent et identifiable.
Dans un marché saturé de références néo-vintage et de réinterprétations convenues, cette proposition apporte une vraie fraîcheur.
L’Arche ne cherche pas à imiter les grandes icônes du passé. Elle affirme sa propre vision du design horloger contemporain, entre minimalisme architectural, sophistication discrète et culture esthétique parisienne.
Une démarche rare. Et probablement la plus belle manière pour LAPS de célébrer ses dix premières années de création.



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